
Il y a 60 ans, les Nations-Unies adoptaient la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Désireux de commémorer cet événement majeur de la seconde moitié du XXe siècle, le Mémorial de Caen propose une réflexion sur une journée, axée en deux approches distinctes. La matinée reviendra sur la genèse de la Déclaration. L'après-midi, la parole sera donnée aux acteurs associatifs qui passent, sur le terrain, de la théorie à la pratique. Parmi les questions abordées : Comment appliquer dans la réalité les articles de la Déclaration ? Le texte doit-il évoluer depuis sa rédaction, il y a 60 ans ? Quels droits sont réellement appliqués et dans quels pays ? Peut-on agir comme citoyen ?
Le Comité catholique contre la faim et pour le développement interviendra sur le droit à la nourriture pour tous. D'autres expériences seront évoquées par Amnesty international, la Ligue des Droits de l’Homme, Agir pour les Droits de l’Homme et Registre des Citoyens du Monde.
L'entrée au Mémorial de Caen est libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Samedi 13 décembre de 10h à 12h30 et de 14h30 à 17h.
PROGRAMME
Le matin : Rappel historique et juridique de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
- 10h : Mot d’accueil par Emmanuel Thiébot, historien au Mémorial de Caen.
- 10h15 : « Genèse et histoire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » par Gilles Manceron, historien, auteur de nombreux ouvrages, membre du comité central de la Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen (LDH).
- 11h « De la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à la Convention sur le génocide. Autour du livre de Rafaël Lemkin, Qu’est-ce qu’un génocide ? », par Stéphane Courtois, historien, directeur de recherches au CNRS (Sophiapol-Paris X).
- 11h30 : Discussion.
- 11h45 : « Les Droits de l’Homme face aux droits des Etats » par Sébastien Botreau-Bonneterre, juriste, chargé de mission de l’Institut international des Droits de l’Homme et de la Paix de Caen.
- 12h15 : Discussion.
- 12h45 : Pause.
L'après-midi : Actions concrètes et limites de l’application de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme sur le terrain.
- 14h30 : « Le droit à la nourriture pour tous » par Ambroise Mazal, chargé de mission « souveraineté alimentaire » à la direction Plaidoyer du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)-Terre Solidaire.
- 14h50 : « La revendication du collectif "Assemblée consultative auprès du Congrès des peuples" pour un droit d'expression des peuples du monde au coeur des Nations unies » par Marie-Françoise Lamperti, présidente d’Agir pour les Droits de l’Homme et membre de l'Assemblée Consultative auprès du Congrès des Peuples (ASCOP).
- 15h10 : « La nécessité d'une réforme de l'institution onusienne » par Daniel Durand, président du Registre des Citoyens du Monde et administrateur de l'Assemblée Consultative auprès du Congrès des Peuples (ASCOP).
- 15h30 : Discussion.
- 15h45 : Pause.
- 16h : « Comment agir pour et avec les défenseurs des Droits de l’Homme dans le monde ? » par Jean-Jacques Perrin, responsable de la commission des défenseurs des Droits de l’Homme d’Amnesty International.
- 16h20 : « A propos de l’article 13 sur le droit de circuler » par Mme Withol de Wenden, directrice de recherche CNRS (CERI – Sciences Po.), membre du comité central de La Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen (LDH).
- 16h40 : « A propos de l’article 5 sur la torture et la cruauté qui constituent des traitements inhumains » par Jacques Capelle, président de l’Association de Normandie pour la libération d’Ingrid Betancourt et des otages en Colombie.
- 17h-17h45 : Discussion.