En mars 2007, le Comité catholique contre la faim et pour le développement publie un rapport sur les détournements de fonds publics par les hommes politiques du Sud. Son titre ? « Biens mal acquis... profitent trop souvent - La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales ».
Terre d'asile pour ces avoirs illicites, les pays développés ou les paradis fiscaux ne les restituent -presque- jamais aux pays spoliés. L'étude de CCFD-Terre solidaire démontre comment et pourquoi s'exerce cette complicité.
Elle sert aussi de base de travail aux ONG qui portent plainte devant les tribunaux contre les dirigeants corrompus et leurs affidés.
Deux ans après la publication du premier rapport « Biens mal acquis », support des plaintes déposées en France contre Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema, le CCFD-Terre Solidaire publie un second rapport « Bien mal acquis, à qui profite le crime ?».
On estime à plus de 100 milliards de dollars les avoirs détournés par des dirigeants corrompus à travers le monde. En dépit des promesses répétées de la communauté internationale de lutter contre la corruption, seul 1% à 4% des montants détournés ont été à ce jour restitués aux populations volées.
Fruit d'un minutieux travail d'enquête, le rapport dresse un bilan actualisé des avoirs détournés par une trentaine de chefs d'Etats. Au-delà de la dénonciation de ces agissements, il analyse les raisons de la « non restitution » des fonds détournés, interpelle les institutions des pays du Nord sur leurs responsabilités (entraves aux restitutions, paradis fiscaux, pillages des richesses ...) et adresse des recommandations au gouvernement français et à l'Union européenne.
>> Consultez le dossier complet et le rapport 2009 : "Bien Mal Acquis, à qui profite le crime ?"